dimanche 29 juillet 2007

LA FETE VOTIVE A CONNU SON SUCCES HABITUEL


Il a fait un temps superbe ce week-end pour notre traditionnelle fête votive. L’origine de la « vote », terme méridional, est ancestrale : autrefois religieuse, elle était vouée à un saint patron. Petit elle est devenue la fête de chaque village. Ainsi, depuis longtemps, lorsque arrivent les beaux jours, chaque commune organise ses réjouissances, dont la date est toujours redondante, toujours à la même époque. Pour Les Mage, c’est, depuis très longtemps, le dernier week-end de Juillet. On fait venir des forains, on organise des concours de pétanque, des bals…Il fait beau, c’est l’été, les congés, la liesse… C’est une occasion de se retrouver dans une ambiance particulière où se fondent, pêle-mêle les annonces des manèges, les musiques d‘ orchestres, les cris des enfants, les claquements des boules de pétanque. Il est indéniable que la fête votive est la fête populaire par excellence !Chaque fois, la même vitalité joyeuse anime alors la place des frères Nouvel.Des manèges ,des concours de boules, des orchestres, les buvettes bien fréquentées , tout le monde y trouve son compte, quel que soit son âge.Chacun de nous garde en mémoire plusieurs souvenirs nostalgiques qui s’associent à ce moment particulier. Enfant, pour les tout-petits, c’étaient les manèges avec le pompon, les parents et les grands-parents qui regardent attendris. Ensuite c’est l’adolescence les autos tamponneuses et les stands de tir, puis viennent les premiers pas sur la piste de danse et les premiers émois amoureux…La fête des Mages n’échappe pas à ce phénomène…Mieux ! Alors que les communes voisines se plaignent d’une certaine désertification de leur fête, celle de notre commune conserve son faste et attire toujours autant de monde !

vendredi 27 juillet 2007

SALVATORE FRESCA A ETE DECORE DE TROIS MEDAILLES DU TRAVAIL !


Les locaux de la société Lemasle revêtaient une atmosphère particulière ce vendredi 27 juillet. Tout d’abord parce que c’était la veille des départs en congés estivaux très attendus par tous. Mais aussi parce qu’une sympathique cérémonie avait été organisée par la direction en l’honneur de l’un de ses plus fidèles employés en la personne de Salvatore Fresca, qui recevait en même temps trois médailles du travail: l’argent, la vermeil et l’or pour 20,30 et 35 ans de service au sein de la même entreprise.
C’est en effet en 1968 que Salavatore Fresca était embauché en tant qu’apprenti par Marc Lemasle alors artisan peintre. Progressivement cet employé modèle a gravi tous les échelons du métier. Son sérieux et ses compétences ont été reconnus par la distinction (rare) de maître ouvrier, puis il est devenu contremaître. Salvatore aime son métier ; il reconnaît que les matériaux et les techniques ont évolué, rendant l’application des produits plus facile et moins polluante ; mais cela ne suffit pas. Ce qui compte avant tout c’est, l’application, la minutie, le souci du travail bien fait, bref la conscience professionnelle. Et il est vrai qu’en matière de revêtement mural, qu’il soit d’intérieur ou d’extérieur, le défaut n’est pas permis : c’est ce que l’on voit le plus, qui cache même certains défauts laissés par les artisans précédents. Beau métier que celui de donner de la couleur aux choses !
Pendant toute cette période, l’entreprise Lemasle a évolué et pris de l’ampleur. Elle emploie maintenant une douzaine de personnes, ce qui n’est pas négligeable. Elle a profité de l’opportunité de l’aménagement par la municipalité de la zone du Buissonnas pour y installer ses locaux spacieux et fonctionnels.
Le maire Jean-Claude Paris était présent, une manière pour lui de remercier cette entreprise dynamique qui est une importante composante du tissu économique mageois.

mardi 3 juillet 2007

NICOLE POIRIER PROPOSE UN AUTRE REGARD SUR LA MALADIE D'ALZHEIMER


La maladie d’Alzheimer devient une préoccupation majeure de notre société. Elle a été déclarée grande cause nationale pour 2007. Cette terrible maladie qui affecte un million de personnes en France ne cesse de progresser, contraignant les pouvoirs publics à réagir par la prise en charge des malades en développant des structures adaptées et en favorisant la recherche médicale.
Ce lundi 2 juillet, l’espace Bauquier des Mages recevait un auditoire très nombreux de médecins, de professionnels de santé et de maisons spécialisées, d’associations. Beaucoup avaient répondu présent à l’invitation du maire des Mages, Jean-Claude Paris et de madame Claude Vivien qui en était l’initiatrice. L’invitée était la Québécoise Nicole Poirier, fondatrice de « Carpé Diem » et directrice d’un établissement spécialisé à Trois Rivières au Québec.
Un film diffusé il y a quelques temps sur FR3 : « Alzheimer, jusqu’au bout la vie » fut projeté en préambule. Ce documentaire montre la vie au quotidien dans deux maisons de retraite : celle de Nicole Poirier à Trois Rivières, au Canada, l’autre en France, à Longuenesse dans le Pas-de-Calais
La maladie d’Alzheimer affecte progressivement les facultés mentales, installe insidieusement le malade dans une forme inattendue de démence qui désempare les familles…L’entourage impuissant, voit la personne qu’il aime disparaître mentalement et intellectuellement, perdre son statut social jusqu’à ignorer le sens de sa propre existence pour ne vivre que le présent, de façon très élémentaire.
L’objectif de la soirée n’était pas de faire un exposé sur la maladie d’Alzheimer. Le propos était de savoir comment appréhender la problématique de la personne pour éviter qu’elle disparaisse derrière son handicap, jusqu’à devenir, pour certains d’entre nous, un sous-individu dont on ne sait plus que faire.
Actuellement la qualité de vie dans les maisons de retraite est très préoccupante et les conditions de vie y sont parfois difficilement acceptables. Il ne s’agit pas d’une mise en cause des structures et des personnels qui font de leur mieux. Mais cela peut-il durer ? Ne faut-il pas changer de philosophie, changer de comportement, changer de mentalité ? …à tous les niveaux, y compris bureaucratique…
Nicole Poirier est incontestablement une sommité d’un charisme extraordinaire ! Elle propose un autre regard sur Alzheimer, parce qu’elle refuse le sort qui est réservé à ces malades. Elle a beaucoup étudié la question, elle a élaboré une doctrine, qu’elle a mise en pratique dans l’établissement qu’elle a créé en partant du principe que «L’individu ne doit pas disparaître derrière son handicap, qu’il reste une personne à part entière. Il ne sert à rien de se lamenter sur ce qui est perdu, mais cherchons à stimuler ce qui reste ».
Et la chose ne fut pas facile pour elle et son association « Carpé diem ». Réglementation rigide, blocages administratifs et sécuritaires, faire adhérer les personnels à un autre savoir faire furent quelques obstacles auxquels elle a dû faire face dans son pays... On retrouve les mêmes en France.A voir le film, elle a réussi son pari… pour les malades...pour leur famille…Un débat très riche suivit qui révéla le frein des lourdeurs administratives : Quel coût, quel ratio ? Comment contourner le problème d’autorisations, sortir des règles rigides, quelle relation avec la famille ?
Nicole Poirier donne chaque fois la solution, évidente, pleine de bon sens .Prendre son temps, établir des relations de confiance avec la famille .Intégration progressive du malade au domicile et l’emmener graduellement vers la maison de retraite , en douceur sans internement brutal, en prenant soin d’avoir la même attitude constante, en ne refoulant pas l’agressivité naturelle, mais en l’exploitant comme une forme d’énergie .Prendre des risques aussi ,en autorisant une certaine autonomie ,une liberté . Rester humain tout simplement : « Mieux vaut courir le risque d’un malade qui s’égare, ou qui se fait mal en participant aux tâches ménagères que de l’interner, de l’attacher physiquement ou chimiquement. ». Evident !
Nicole Poirier se dépense sans compter, participe à de nombreuses conférences à travers le monde, Elle fait de l’information, de la formation aussi : par conviction !...Parce qu’elle croit en sa philosophie, parce que ça marche, parce qu’il faut avoir vu le film pour comprendre qu’elle a raison, parce qu’il faut absolument que les pouvoirs publics, les établissements et les personnels, jusque là démunis changent de stratégie et de comportement. Quand on a vu le film, quand on l’a rencontrée ,on ne peut plus faire comme avant ! …
« Il y a un avant et il y a un après Nicole Poirier… », disait une directrice d’établissement…
Quel meilleur compliment pouvait-on trouver pour cette femme qui subjugue son auditoire, avec gentillesse, avec simplicité.
Souhaitons donc qu’elle soit entendue, que beaucoup prennent le relais. C’est incontournable, sauf à éprouver un sentiment de honte à continuer dans l’erreur…