mardi 27 mars 2018

Saint-Florent-sur-Auzonnet : les élèves de CE1-CE2 engagés dans la biodiversité

Les élèves sont très impliqués dans leur projet de classe
Le Parc national des Cévennes (PNC), en convention avec l’Éducation nationale, propose aux enseignants du primaire et à leurs élèves de la zone de s’engager dans un parcours d’enseignement à l’environnement et au patrimoine pour un développement durable. C’est cette opportunité que la classe des CE1-CE2 a saisie.
Le projet s’étale sur les trois saisons que couvre l’année scolaire. Cet automne, les élèves sont allés dénicher les petits fruits que l’été a laissés derrière lui pour les oiseaux et les connaisseurs. Cet hiver, ce sont les oiseaux qu’il a fallu attraper d’un regard ou accrocher d’une oreille. Pour l’occasion, David et Aymeric, ornithologues détachés par le Parc national des Cévennes, sont venus assister la classe dans leur enquête. Pour le printemps, les élèves explorateurs se chargeront d’identifier les plantes et fleurs à l’aide d’un spécialiste en botanique.
Tout ce temps passé à prospecter la nature permettra aux élèves de CE1 et CE2 de proposer une exposition, en fin d’année, sur la biodiversité du village.

lundi 26 mars 2018

Saint-Florent-sur-Auzonnet : Gérard Catanèse : «La démocratie décidera»

 "Le maire démissionnaire fait le point de ses dix années de mandature"

Lors de l’inauguration du musée de la mine, le regard bienveillant du Préfet Hugues Bousiges au maire courage dont ce sera la dernière apparition publique

Gérard Catanèse n’a jamais rien caché de la maladie, de récidives en récidives, de traitements en traitements de plus en plus durs à supporter, y compris cette opération très mutilante qu’il a assumée, en plaisantant, se qualifiant de «gueule cassée». Mais à bout de forces, conscient qu’il ne pouvait plus gérer la commune sauf par délégation, et cédant aux injonctions de ses médecins et de sa famille, ce maire courage a démissionné  le 7 mars dernier.
Rendez-vous avait été pris pour une interview, plusieurs fois remise en raison de  sa grande faiblesse.
Nous l’avons rencontré ce mercredi à son domicile. Très amaigri, fatigué avec des difficultés d’élocution, Gérard Catanèse a cependant gardé toute sa clairvoyance et  abordé les sujets avec lucidité. 

Même si votre mandature n’aura duré que dix ans, quelles sont les réalisations dont vous êtes le plus fier ?

Sans hésiter, la tournée des aînés qui est une initiative quasi unique  sinon très rare, d’autant plus qu’elle est financée en partie par la rétrocession d’un pourcentage des indemnités du maire (15%) et des adjoints (10%). Ensuite le musée de la mine et des aménagements comme le square Jeannot Tourre, la place de la mairie, la place André Pradeilles, l’enfouissement des réseaux dont les tranches vont se poursuivre, la fibre optique, l’informatique à l’école, la mise en conformité des salles Aragon et Jean Macé, la sécurisation du quartier de l’Aubradou redevenu calme... et plein de petites choses faites au jour le jour, qui une fois résolues sont presque oubliées.
Nous avons dû résoudre par exemple les dégâts des épisodes cévenols. Tout cela fait partie du quotidien d’un maire.
J’ai aussi tenu a rendre hommage aux personnes qui ont marqué notre village en leur attribuant un nom de rue ou de place, ça  restera. Le jeune et dévoué Bruno Michel, les maires Jeannot Tourre, André Pradeilles, Henri Ranchon et le Préfet Hugues Bousiges. 

Quels sont vos regrets ?

De ne pas avoir pu rendre accessible le bassin d’eau potable des Fontanilles qui est enclavé.

Votre rôle d’édile n’a pas toujours été facile ?

C’est la règle. Tout maire doit le savoir et l’assumer, avec le souci du bien commun. On ne peut pas satisfaire tout le monde. J’ai toujours répondu favorablement à toutes les demandes individuelles qui m’ont été faites chaque fois que ce n’était pas contraire à l’intérêt général

Que souhaitez-vous maintenant pour votre commune ?

Des élections vont avoir lieu en juin. Il va certainement y avoir des listes en concurrence avec leurs programmes. Je suis avant tout un républicain très attaché à la démocratie. Je ne me prononce pour personne et j’attendrai le verdict des urnes.
 
Et votre santé ?

La maladie que j’ai ne me lâchera pas. Dès qu’une chimio règle un problème, un autre réapparaît ailleurs. Je sais que je ne guérirai pas et je vis au jour le jour en espérant que cela dure le plus longtemps possible. Car je veux profiter de mon épouse, de mes enfants et petits-enfants..

dimanche 25 mars 2018

Les Mages : une belle balade vers la Tourette

Des marcheurs passionnés de belles randonnées.
Ce mardi après-midi, premier jour de printemps, il faisait un beau soleil malgré une température un peu frisquette et un vent parfois mordant. Un groupe de randonneurs a lié conversation avec Suzanne André, dont on connaît l'attachement pour son village, autant pour ses habitants que pour ses paysages. Ils étaient une trentaine de marcheurs du club L'Amitié du vent du Sud, de Saint-Christol-lez-Alès. Bonnets, casquettes, cannes, le sourire aux lèvres. Un plan à la main, ils avaient choisi pour itinéraire un circuit autour de la Tourette, capitelle emblématique des Mages. Séduits par le site, ces amateurs d'oliviers ont admiré le panorama sur les environs. Ils sont certainement redescendus par le chemin des endettés et le lavoir typique des Mages…

vendredi 23 mars 2018

Saint-Florent-sur-Auzonnet : La maison prend feu, on a évité le pire

Les occupants de cette maison l'ont échappé belle ! Il était environ 22 heures et toute la famille était couchée,lorsque le voisin a vu que de la fumée s'échappait par le toit. Il a donné l'alerte et fait évacuer le bâtiment...Quelques secondes après, une poutre maîtresse a traversé le plafond et fracassé le lit des parents.
Les gendarmes et pompiers sont intervenus. Jean-Pierre Beauclair, adjoint au maire s'est rendu sur place prospecté auprès des gites de la région pour héberger cette famille. Très difficile à cette heure tardive. Finalement aux environs de minuit, c'est "Le Mazet" au quartier de l'église qui les a accueillis. Des sinistrés, certes traumatisés, mais qui n'oublieront pas la solidarité qui les a entourés, notamment l'efficacité des gendarmes, des pompiers et de la municipalité qui prend en charge leur hébergement du moins pendant un jour ou deux, a attendant le relais de l'assurance.

Saint-Florent-sur-Auzonnet : journée prévention routière à l'école

Martial Pillon, Eva Delais et Jean-Claude Chantelot avec les lauréats Lola Messador, Milho Nedjar et Joaquim Moralès
Ce vendredi avait lieu la journée prévention routière pour les élèves de CM1 et de CM2 . Jean-Claude Chantelot, délégué de la Prévention routière et Martial Pillon, gendarme de la brigade motorisée d’Alès ont sensibilisé les enfants sur le respect des règles de circulation et sur les risques qu’ils encourent lorsqu’ils circulent sur la voie publique.
Le matin lors de la partie théorique, ils ont insisté sur le comportement qu’un enfant doit absolument connaître et appliquer , soit en tant que piéton, soit en tant que cycliste, ou en tant que passager d’un véhicule (ceinture de sécurité). Les quatre catégories de panneaux de signalisation routière ont été revues ainsi que les équipements obligatoires pour le cycliste et son vélo. A l’évidence, comme chaque fois, un travail en amont très approfondi avait été réalisé par la maîtresse Eva Delais.
Comme c’est le cas chaque année, l’après-midi, les choses se sont compliquées lors de la partie pratique et de l’usage du vélo sur la piste installée dans la cour. Un seul élève a réussi un parcours sans faute. Ses camarades ont eu des difficultés à gérer plusieurs paramètres simultanés que doit contrôler tout usager de la route: maîtrise de l’engin, virer dans les ronds-points, éviter les obstacles, tendre le bras pour changer de direction et évaluer des distances de freinage..
A l’issue de ces épreuves le premier prix a été décerné à Joaquim Moralès élève de CM2. Il est qualifiée pour la grande finale départementale qui aura lieu à Nîmes le 13 juin. Une nouveauté cette année, depuis que la commune fait partie d’Alès Agglo, deux élèves de CM1, Lola Messador et Milho Nedjar sont qualifiés pour la finale qui aura lieu le 20 juin à Alès.

mercredi 21 mars 2018

Saint-Florent-sur-Auzonnet : une commémoration très confidentielle

Un maigre public a assisté à la cérémonie
Les officiels en recueillement
 Il y avait vraiment très peu de monde pour cette commémoration du Cessez-le-feu en Algérie. Le fait qu'elle ne soit pas fériée, que ce soit un lundi et que donc les actifs travaillaient peut en être l'explication. A Saint-Florent-sur-Auzonnet, cependant un jeune du village Raymond Gilly, y a laissé sa vie en 1959 dans le bled algérien à l'âge de 22 ans. Après le traditionnel dépôt de gerbe, les messages ont été lus par les représentants de la FNACA Julien Mollard, André Fiole et Olivier Cappeau, respectivement vice-président et trésorier de la FNACA Saint-Ambroix/ Barjac et Jean Amarine porte drapeau de l'association, et Jean-Pierre Beauclair, adjoint au maire.

Les Mages : Première cérémonie officielle pour le nouveau maire

Ce lundi 19 mars avait lieu la commémoration du ces sez-le-feu en Algérie devant un public peu nombreux. Étaient présents des élus, des anciens d’Algérie et quel ques personnes concernées par ce conflit qui a beaucoup marqué le pays du 1er novembre 1954 au 19 mars 1962. C’était aussi la première cérémonie officielle du nouveau maire des Mages, Alain Giovinazzo.
Après le traditionnel dépôt de gerbe, les messages ont été lus par les représentants de la FNACA Julien Mollard, André Fiole et Olivier Cappeau, respectivement vice-président et trésorier de la FNACA Saint-Ambroix/ Barjac et Jean Amarine porte drapeau de l'association, et Alain Gioninazzo.

lundi 19 mars 2018

Saint-Florent-sur-Auzonnet: Conscrits, erreur de date

J'ai commis une erreur lundi concernant la classe 63, que j'ai vieillie d'un an (pas 62 donc, pas d'Algérie non plus).
La preuve m'en est apportée par Jean Granier, dont le père qui a longtemps été, entre autres, correspondant du Provençal  de Saint-Florent, a rédigé, à l'époque, l’article ci-dessous..
Les commentaires sont éloquents...et évocateurs de l'évolution de notre société... On est loin de ces blagues ou farces potaches et bon enfant qui pouvaient parfois agacer une certaine rigueur moraliste un peu trop sévère qui s'est délitée petit à petit pour quasiment s' anéantir en quelques décennies... 
Pour laisser place à des "incivilités" qui traduisent une déliquescence des valeurs fondamentales d'une civilisation que nous espérions exemplaire...Les jeunes conscrits sur la photo, nés en  1943 donc, qui fêteront leurs 75 ans cette année, peuvent en attester !
Nostalgie...nostalgie...
Merci donc à Jean Granier pour ce document.
PS :Si vous avez d'autres photos, je suis preneur...Elles prendront place ici...

Et voici la classe 62 !
Merci à Roger Sugier qui vient de me la faire parvenir !.


Saint-Florent-sur-Auzonnet : Le temps des conscrits

La classe 61
La classe 63
La classe 33
La classe 66
La classe 53
Au moment où il est question du rétablissement d’un service national  « obligatoire et universel » il est bon de rappeler que jusqu’en 1997 le service militaire était une obligation pour chaque citoyen français.
Héritage de la Révolution et instauré en 1798, ce recrutement, appelé «conscription»  obligeait les citoyens français à servir cinq ans sous les drapeaux par tirage au sort pour défendre la «Nation».  En 1905, il ne dure plus que deux ans et l’injuste tirage au sort est supprimé. En 1946 douze mois, et dix-huit mois en 1950.
Pendant la guerre d’Algérie certains appelés (ou rappelés ) ont été maintenus sous les drapeaux jusqu’à 30 mois.  
En 1971, le terme «militaire» disparaît pour devenir  service «national ».
A l’époque, chaque année les jeunes hommes âgés de 18 ans étaient convoqués  au chef lieu de canton,(Saint-Amùbroix) pour passer devant le «Conseil de révision» considéré alors comme un passage initiatique à l’âge adulte. Un car transportait ceux de la vallée de l’Auzonnet dans une grande euphorie.
Ensuite ,hormis quelques réformés, les conscrits «bons pour le service» revenaient au village pour faire la fête. C’était une tradition.  Commençait alors un parcours, en chantant et tambour en tête, de café en café pour boire (beaucoup), profitant de l’occasion pour embrasser les filles (un semblant effarouchées).  On rendait visite au maire, puis la journée se terminait par un repas et pour certains un trajet en taxi  à Alès ou Nîmes pour «devenir des hommes».
La classe 62, ici sur la photo, sera la dernière à être appelée en Algérie. On célèbre d’ailleurs aujourd’hui le Cessez-le-feu qui eut lieu le 19 mars 1962.
Le 28 octobre 1997, le service militaire obligatoire a été supprimé sous prétexte que « la conscription ne répond plus aux exigences d’une armée moderne dans un grand pays moderne ». L’armée française est désormais essentiellement constituée de militaires professionnels.
En 2010 tous les jeunes, garçons et filles âgés de 16 ans doivent se faire recenser pour participer à la journée défense et citoyenneté (JDC).
Il est bon de noter qu’aujourd’hui  74 % des personnes interrogées souhaitent rétablir le service militaire ou civique obligatoire pour répondre aux vagues d’attentat en France, et redynamiser une unité nationale et un sens de l’intérêt général. Les nostalgiques, surtout les anciens, ceux qui l’ont vécu, présentent le service militaire comme un outil égalitaire, formateur, unitaire et fédérateur…

dimanche 18 mars 2018

Les Mages : Alain Giovinazzo élu nouveau maire des Mages


Jean-Marc Orlandini, Myriam Boyer, Alain Giovinazzo et Dominique Mourgues

 Le public était exceptionnellement plus nombreux que d'habitude pour ce Conseil municipal consacré à l’élection du nouveau maire de la commune après la démission de Jean-Claude Paris.
Une réunion qui de prime abord n’aurait dû être qu’une formalité, mais des rumeurs persistantes dans le Landerneau mageois laissaient supposer que l’équipe majoritaire était divisée sur le nom du ou de "la" futur(e) maire, d’autant plus que Jean-Claude Paris, n’avait pas pu, ou voulu désigner son successeur.
La question était donc de savoir si une entente préalable avait eu lieu, auquel cas les choses se seraient passées le plus simplement du monde.
Mais ce ne fut pas le cas. Dès le début de la réunion, Jany Sans, maire par intérim a annoncé qu'elle était candidate, soulignant son parcours et son expérience en tant qu'élue et adjointe au niveau municipal auprès de Jean-Claude Paris auquel elle a rendu hommage, et communautaire à Vivre-en-Cévennes dont elle fut présidente pendant un mandat, insistant sur sa vocation permanente au service de la population et souhaitant poursuivre son action au service des Mageois avec une vision dynamique du territoire.
Mais ensuite à l'appel de Suzanne André, doyenne de l’assemblée et donc présidente, Alain Giovinazzo s'est lui aussi déclaré candidat à la fonction de maire.
L'élu d'opposition ayant déclaré qu'il ne prendrait pas part à cette "mascarade de vote" , et les deux absents Franck Eglin et Hervé Roux ayant donné procuration, le résultat du scrutin, à bulletin secret a été sans appel puisque Alain Giovinazzo a été élu avec 14 voix, contre 3 pour Jany Sans (et une abstention).
Les adjoints ont été ensuite élus sur proposition du nouveau maire. Dans l'ordre Myriam Boyer, Jean-Marc Orlandini et Dominique Mourgues.
Alain Giovinazzo a pris la parole pour rendre hommage à Jean-Claude Paris pour son action pendant 47 ans en tant qu'adjoint puis maire des Mages (depuis 1984) et Conseiller général pendant 2 mandats, ainsi qu'à Jany Sans. 
Il a affirmé sa volonté de redynamiser l'équipe par des concertations plus nombreuses , pour que les Mages reste un village où il fait bon vivre ensemble. "L'équipage reste le même, il change juste de capitaine... avec les mêmes objectifs...".

Mon article a été intégralement repris par Midi Libre, ( en page 5), d'Alès signé CP, avec un billet  d'Edith Lefranc (en page 2). Je les reproduis ci-dessous.