Le comédien a dû d’abord faire un choix dans cette « errance » et il a pu montrer tout son talent en campant non seulement l’auteur mais aussi des dizaines de personnages .Pour cela, il a utilisé au mieux les dialogues percutants de Sépulveda, l’espace théâtral et des masques (qui montrent là que l’interprète est aussi metteur en scène et professeur chevronné d’art dramatique). Les « actes » sont coupés par des noirs et des musiques bien choisies. (Ah ! le « volver » de C Gardel du début)
On peut parler de performance d’acteur; et même si quelques spectateurs ont trouvé des longueurs, tous ont unanimement applaudi l’acteur. On a notamment apprécié la « cueca »(danse populaire chilienne) qui délimitait deux « actes » et on a aimé surtout le rendu du contenu du livre: au-delà de l’émouvante promesse faite à son grand- père de revenir sur ses racines (son cœur !), la terre de ses ancêtres qui encadre les anecdotes , l’engagement contre les dictatures (Franco, Pinochet), son amour de la liberté et son errance à la fois par choix (comme le Che ) et par obligation à travers tout le continent latino-américain.
Bref, un bon moment où l’on a été happé par l’acteur pour un voyage extraordinaire
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